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Découvrir Chocotee

La balle qui swingue en bouche


Frédéric DerelleElle a été inventée en secret par Frédéric Derelle, brillant chocolatier-golfeur de Seichamps qui lance « Chocotee ». Un bonbon très gourmand et astucieux, au nom déposé.

 

L'idée n'a pas mûri dans le laboratoire pâtissier de Seichamps mais sur le green voisin de Pulnoy.

« Il y a cinq ans, ma femme m'a offert un forfait découverte. J'ai toujours aimé le sport mais là, j'ai fondu pour une nouvelle passion. Quand j'ai une heure en fin de journée, hop je file, cela me détend, le golf. », explique Frédéric Derelle, en serrant sa douille en chocolat entre ses deux mains de boxeur. C'est là qu'est né, tout en délicatesse, le « Chocotee ». On peut y mettre des parenthèses, un copyright et tout le toutim, puisque le bonbon chocolaté est drivé par un nom et une marque déposés. La maxi-protection, pour une super idée gourmande à coeur. « J'y ai réfléchi deux ans. Les balles qu'on peut voir ailleurs sont trop grosses, alvéolées, bizarres, lourdes, pas délicates, le plus souvent industrielles. Ici on est sur un coeur gianduja dans une fine enveloppe de chocolat blanc », rappelle le pâtissier-chocolatier de Seichamps, qui est aussi président pour le 54 et la Lorraine, de sa corporation. Derrière la prouesse chocolatée, il y a d'abord deux ans de travail, de conception et d'ingénierie. Presqu'autant que pour les étriers de frein en carbone de la dernière Ferrari.

 

Recherche et développement

« On a fait beaucoup de prototypes. Ce n'est pas que du moulage. Il fallait sérigraphier le nom du chocolat et le nom du pâtissier. C'est très délicat. Et puis les moules non réutilisables coûtent chers. Ensuite, il a fallu s'attacher à l'emballage. Et là aussi, on voulait quelque chose de bien », glisse un Frédéric Derelle un brin maniaque, qui a traité avec PCB, une maison alsacienne spécialiste de ce genre de folie acrobatique. En trois ou quatre swings et près de 10 000 € de mise de fond initiale, le concept est né. Restait à le fabriquer au quotidien : « Chocolat à 31°C au bain-marie. Un praliné fin et une couverture aux noisettes. Que du Valrhona ! », confirme le chef, qui dépose dans chaque bouchée un jet brillant et cacaoté. Tout est fait à la main, jusque dans la soudure des demi-balles, rassemblées par un jeu d'aimants. Du grand art.

Pour un peu, on se croirait dans l'aéronautique de précision. En bouche, la petite balle roule et explose ses saveurs de noisette qui se marient à merveille avec un expresso serré de grandes origines. Un vrai bonheur que l'on peut promener dans son sac de golf, pour les hypoglycémies gourmandes si fréquentes sur les greens lorrains, pentus et austères. Formé chez Fresson à Jarny, puis chez Génot rue Saint-Dizier, Frédéric Derelle ne manque pas de goût pour les contenants.

 

Petite balle de bonheur

Sa boîte de balles ressemble à une vraie, dans un carton luxueux qui fait tiroir et semble tout droit sortie d'un « proshop ». À moins d'un euro la petite balle, Frédéric Derelle tient là l'arme anti-déprime de l'hiver. Avec un seul handicap, le risque de taper des bonbons de chocolat au lieu de vraies balles, un jour de brouillard automnal sur le haut de la côte du green de Pulnoy.

C'est à Pulnoy précisément que Frédéric dévoilera prochainement le « Chocotee ». Retenez son nom, vous allez vous mettre au golf sans même bouger un orteil de votre fauteuil club.
 

Est républicain du 16 novembre 2009 - article de Pascal Salciarini
Photos : Serge Lalisse, Est républicain du 16 novembre 2009.

Naissance de « Chocotee » à Seichamps


Chocolatier-golfeur de Seichamps, Frédéric Derelle a su conjuguer ses deux passions en créant « Chocotee », un bonbon chocolaté dont le nom et la marque viennent d'être déposés. Deux ans de préparation ont été nécessaires à l'artisan pour concrétiser son rêve.


ChocoTee